Sommaire
Une checklist SEO regroupe les points à contrôler pour qu'un site soit correctement exploré, indexé, rapide, structuré et compris par Google. Celle-ci compte 50 points répartis en 11 familles, chacun accompagné de la méthode pour le vérifier. Les points techniques et on-page peuvent être contrôlés automatiquement en 2 minutes avec un audit SEO gratuit, les autres se vérifient à la main.
Cette liste est celle que nous utilisons pour passer un site au crible avant de démarrer un accompagnement. Elle ne remplace pas un audit SEO complet, qui hiérarchise les corrections selon votre situation, mais elle vous permet de faire l'état des lieux vous-même. Prenez un tableur, une colonne « OK / à corriger », et déroulez.
Indexation et technique#
1. Le site est déclaré dans la Search Console. C'est l'outil gratuit de Google pour voir ce qu'il explore et indexe. Comment vérifier : connectez-vous sur search.google.com/search-console ; si votre domaine n'apparaît pas, ajoutez-le et validez la propriété.
2. Les pages importantes sont indexées. Une page absente de l'index n'existe pas pour Google. Comment vérifier : dans la Search Console, rapport Pages, comparez le nombre de pages indexées à votre nombre de pages utiles ; testez une URL précise avec l'outil d'inspection.
3. Le fichier robots.txt ne bloque rien d'utile. Il indique aux robots ce qu'ils peuvent explorer. Comment vérifier : ouvrez votresite.fr/robots.txt et assurez-vous qu'aucune ligne Disallow ne vise vos pages, vos images ou les fichiers CSS et JavaScript. Détail dans notre définition du robots.txt.
4. Aucune page utile ne porte de balise noindex. Cette balise demande à Google d'ignorer la page. Comment vérifier : affichez le code source d'une page et cherchez noindex ; sur un CMS, contrôlez le réglage de visibilité global et celui de chaque page.
5. Le sitemap XML existe, est à jour et déclaré. Il liste les URLs à indexer. Comment vérifier : ouvrez votresite.fr/sitemap.xml, contrôlez qu'il ne contient que des pages indexables, puis soumettez-le dans la Search Console (rubrique Sitemaps). Voir la définition du sitemap.
6. Le site est en HTTPS partout. La version sécurisée est la seule que Google devrait voir. Comment vérifier : tapez votre adresse en http:// et en www. ; chaque variante doit rediriger en une seule étape vers la version finale.
7. Il n'y a qu'une version canonique du domaine. www ou sans www, avec ou sans slash final, une seule combinaison doit répondre en 200. Comment vérifier : testez les quatre variantes de votre page d'accueil et notez les codes de réponse.
8. Les pages supprimées répondent 404 ou 410, jamais 200. Une page « introuvable » qui renvoie un code de succès trompe Google. Comment vérifier : tapez une URL inexistante sur votre site et contrôlez le code HTTP dans les outils de développement du navigateur.
9. Les anciennes URLs redirigent en 301 vers la bonne page. Après une refonte ou un renommage, chaque ancienne adresse doit conserver sa valeur. Comment vérifier : listez vos anciennes URLs connues (Search Console, anciens sitemaps) et testez-les une à une. Définition de la redirection 301.
10. Aucune chaîne ni boucle de redirection. Une URL qui redirige vers une autre qui redirige encore fait perdre du temps et du signal. Comment vérifier : suivez les redirections avec les outils de développement ; il ne doit y avoir qu'un saut.
11. Aucune erreur d'exploration dans la Search Console. Erreurs serveur, pages introuvables, redirections cassées. Comment vérifier : rapport Pages, section « Pourquoi les pages ne sont pas indexées », traitez les motifs un par un.
Vitesse et mobile#
12. Le LCP est sous 2,5 secondes sur mobile. C'est le temps d'affichage du plus gros élément visible. Comment vérifier : testez trois pages sur PageSpeed Insights et lisez la valeur LCP mobile.
13. Le CLS est sous 0,1. Il mesure les sauts de mise en page pendant le chargement. Comment vérifier : même outil ; si la valeur dépasse 0,1, cherchez les images sans dimensions et les éléments insérés tardivement.
14. L'INP est sous 200 ms. Il mesure la réactivité aux clics. Comment vérifier : même outil, onglet des données réelles si votre site a assez de visiteurs ; sinon, testez un clic sur menu et un formulaire sur un mobile modeste.
15. Le temps de réponse du serveur est sous 600 ms. Au-delà, votre hébergement freine tout. Comment vérifier : PageSpeed Insights signale « Réduire le temps de réponse initial du serveur » quand c'est le cas.
16. Les images sont compressées et dimensionnées. Elles pèsent souvent plus de la moitié d'une page. Comment vérifier : dans l'onglet Réseau des outils de développement, triez par taille ; une image de page web ne devrait pas dépasser quelques centaines de kilooctets.
17. Le site est utilisable sur mobile. Google indexe la version mobile en priorité. Comment vérifier : parcourez le site sur votre téléphone ; menus, boutons, formulaires et tableaux doivent rester accessibles sans zoom. Définition du mobile-first.
18. Aucune police ni script inutile n'est chargé. Chaque fichier en trop retarde l'affichage. Comment vérifier : PageSpeed Insights liste les ressources bloquant le rendu et le JavaScript inutilisé.
Structure et URLs#
19. Les URLs sont courtes, lisibles et sans paramètres inutiles. /audit-seo vaut mieux que /page.php?id=42. Comment vérifier : parcourez votre sitemap et repérez les adresses longues, avec identifiants ou caractères spéciaux. Voir la définition du slug.
20. L'arborescence a une logique claire. Services, secteurs, ressources, chacun dans sa branche. Comment vérifier : dessinez le plan du site sur une feuille ; si vous n'y arrivez pas en cinq minutes, vos visiteurs et Google non plus. Détail dans la définition de la structure d'URL.
21. Toute page importante est à trois clics maximum de l'accueil. La profondeur pénalise l'exploration et le poids d'une page. Comment vérifier : partez de l'accueil et comptez les clics nécessaires pour atteindre chaque page de service.
22. Un fil d'Ariane est présent et balisé. Il aide la navigation et l'affichage dans les résultats. Comment vérifier : la page affiche un chemin du type Accueil > Blog > Article, et le code contient un balisage BreadcrumbList.
23. Il n'y a pas de pages orphelines. Une page sans aucun lien entrant n'est presque jamais explorée. Comment vérifier : comparez la liste des URLs du sitemap avec les pages atteignables depuis la navigation et les contenus.
Balises#
24. Chaque page a un title unique d'environ 60 caractères. C'est le texte cliquable dans Google. Comment vérifier : affichez le code source et lisez la balise <title> ; repérez les doublons entre pages. Voir la balise title.
25. Le mot-clé principal figure en tête du title. Ce qui est placé en premier est lu en premier. Comment vérifier : pour vos dix pages les plus importantes, notez le mot-clé visé et sa position dans le title.
26. Chaque page a une meta description unique d'environ 155 caractères. Elle n'influence pas le classement, mais elle décide du clic. Comment vérifier : même méthode, balise <meta name="description">. Définition de la meta description.
27. Chaque page a un seul H1 qui annonce son sujet. Comment vérifier : recherchez <h1 dans le code source ; il ne doit apparaître qu'une fois, et pas pour le logo. Voir la balise H1.
28. La hiérarchie H2 et H3 est cohérente. Les sections en H2, les sous-sections en H3, pas de saut de niveau pour la mise en forme. Comment vérifier : listez les titres de la page dans l'ordre ; ils doivent former un plan lisible. Détail dans notre article sur les balises Hn.
29. Les balises canoniques sont correctes. Elles désignent la version de référence d'une page. Comment vérifier : cherchez rel="canonical" dans le code source ; l'URL doit être celle de la page elle-même, en HTTPS et dans la bonne version du domaine. Voir la définition de la canonique.
30. Les balises Open Graph sont présentes. Elles pilotent l'aperçu sur les réseaux sociaux et les messageries. Comment vérifier : cherchez og:title, og:description et og:image dans le code source d'une page.
Contenu#
31. Chaque page importante vise une intention de recherche identifiée. Une page sans intention claire ne se positionne sur rien. Comment vérifier : pour chaque page de service, écrivez en une phrase ce que tape la personne qui devrait la trouver. Voir l'intention de recherche.
32. Le contenu est original. Ni copié d'un concurrent, ni dupliqué d'une page à l'autre. Comment vérifier : collez une phrase distinctive de votre page entre guillemets dans Google ; vous devez être le seul résultat.
33. Les pages de service ont un contenu suffisant. Une page de 100 mots ne répond à rien. Comment vérifier : comptez les mots des pages de service ; en dessous de 300, enrichissez ou fusionnez.
34. Le contenu répond à la question dès les premiers paragraphes. Google et les réponses générées par IA citent les passages directs. Comment vérifier : lisez les 60 premiers mots de chaque page ; ils doivent contenir la réponse, pas une introduction générale.
35. Les pages datées sont à jour. Un titre « en 2024 » en septembre 2026 fait fuir. Comment vérifier : recherchez les années dans vos titres et vos textes ; mettez à jour ou retirez la date.
36. Un auteur identifiable signe les contenus de fond. Nom, rôle, page auteur : c'est ce que Google appelle l'E-E-A-T. Comment vérifier : ouvrez un article ; on doit savoir qui l'a écrit et pourquoi cette personne est légitime.
37. Les pages légales existent. Mentions légales, politique de confidentialité, conditions de vente s'il y a lieu. Comment vérifier : elles sont accessibles depuis le pied de page et renseignées avec vos vraies informations.
Images#
38. Chaque image informative a un attribut alt descriptif. Il décrit l'image pour les lecteurs d'écran et pour Google Images. Comment vérifier : dans le code source, cherchez les <img sans alt= ou avec un alt vide sur des images de contenu. Définition de la balise alt.
39. Les noms de fichiers images sont explicites. plombier-le-mans.jpg plutôt que IMG_2031.jpg. Comment vérifier : survolez ou inspectez quelques images et lisez leur URL.
40. Les images ont des dimensions déclarées. Elles évitent les sauts de mise en page. Comment vérifier : dans le code source, les balises <img portent des attributs width et height, ou le CSS réserve l'espace.
Maillage interne#
41. Chaque page importante reçoit des liens depuis le contenu, pas seulement depuis le menu. Les liens dans le texte pèsent plus. Comment vérifier : pour chaque page de service, comptez les articles et pages qui la citent avec un lien. Voir le maillage interne.
42. Les ancres de liens sont descriptives. « Notre audit SEO gratuit » plutôt que « cliquez ici ». Comment vérifier : listez les textes cliquables d'une page ; chacun doit dire où il mène. Définition du texte d'ancre.
43. Aucun lien interne n'est cassé. Un lien vers une page supprimée est une impasse. Comment vérifier : un outil d'audit ou une extension de navigateur liste les liens en 404 ; corrigez ou supprimez.
Backlinks#
44. Le profil de liens entrants est connu. Vous devez savoir qui vous cite. Comment vérifier : la Search Console, rubrique Liens, liste les sites qui pointent vers vous ; complétez avec un outil dédié si vous en avez un. Définition du backlink.
45. Aucun lien toxique n'est laissé sans traitement. Réseaux de liens, ancres commerciales étrangères, sites sans rapport. Comment vérifier : parcourez les domaines référents ; si vous repérez des motifs suspects en série, préparez un fichier de désaveu.
46. Vous gagnez des liens de sites de votre secteur ou de votre région. Un lien pertinent vaut plus que dix annuaires. Comment vérifier : notez, pour les trois derniers mois, les nouveaux domaines référents et leur thématique. Notre guide pour trouver de nouveaux backlinks donne des pistes.
SEO local#
47. La fiche d'établissement Google est revendiquée, complète et cohérente avec le site. Nom, adresse, téléphone identiques partout. Comment vérifier : recherchez votre entreprise sur Google Maps ; contrôlez catégorie, horaires, photos, lien vers le site sur business.google.com. Guide complet dans notre article sur la fiche d'établissement Google.
48. Les pages locales portent l'adresse, la zone desservie et un balisage LocalBusiness. Comment vérifier : sur votre page de contact ou vos pages par ville, l'adresse est écrite en clair et le code contient un balisage LocalBusiness. Le détail est dans notre guide du SEO local.
IA et données structurées#
49. Les données structurées sont présentes et valides. Organisation, fil d'Ariane, FAQ, article, produit selon les pages. Comment vérifier : testez une URL avec l'outil de test des résultats enrichis de Google ; aucune erreur ne doit apparaître. Définition des données structurées. Elles aident aussi les moteurs d'IA à comprendre et citer vos pages, sujet traité dans notre guide du référencement IA.
Mesure#
50. Vous suivez chaque mois les clics, les impressions et les positions de vos requêtes principales. Sans mesure, aucune correction ne peut être évaluée. Comment vérifier : dans la Search Console, rapport Performances, exportez les requêtes des 28 derniers jours et comparez-les au mois précédent ; notez les cinq requêtes qui montent et les cinq qui descendent.
Comment utiliser cette checklist#
Ne traitez pas les 50 points dans le désordre. L'indexation d'abord : tant que les points 1 à 11 ne sont pas au vert, le reste ne produit rien. La vitesse ensuite, parce qu'elle touche toutes les pages en même temps. Puis les balises et le contenu, page par page, en commençant par celles qui rapportent ou devraient rapporter le plus. Les liens et le local viennent après, une fois le socle propre.
Pour gagner du temps sur la partie automatisable, lancez d'abord notre outil d'audit SEO gratuit : il contrôle en 2 minutes les points techniques et on-page de cette liste (indexation, balises, titres, images, liens, performance, sécurité) et vous rend un score sur 100 avec les corrections classées par priorité. Il vous reste alors les points qui demandent un œil humain : l'intention de chaque page, la qualité du contenu, le maillage et les liens.
En résumé#
Cinquante points, onze familles, une méthode pour chacun : cette checklist vous donne l'état des lieux complet de votre site. Elle ne fait pas monter une page à elle seule, mais elle garantit que rien ne la retient. Commencez par analyser votre site en 2 minutes pour cocher automatiquement la partie technique, puis traitez le reste dans l'ordre. Et si vous préférez confier l'ensemble à une équipe qui connaît votre métier, notre agence SEO s'en charge : essayez Get Ranking gratuitement.



